Installation des patients

Document réalisé par Mme Isabelle Thomas-Marcouyoux (kinésithérapeute)

INSTALLATION

 

 

                                                                                                                                                          

1. RAPPEL ANATOMO-PATHOLOGIQUE

 

·      Repères anatomiques de l'épiphyse supérieure du fémur

Tête

Col

Massif trochantérien

 

·      Différents types de fractures et différents traitements chirurgicaux de l'extrémité supérieure du fémur

  

FRACTURES

TRAITEMENTS

Fracture engrenée non déplacée du col

Vissage (3 vis perforées, à compression)

Fracture déplacée du col

PI (prothèse intermédiaire)

Fracture trans-trochantèrienne

Clou gamma, DHS, clou plaque, vis plaque

                       COXARTHROSE

PTH

 

·      Fracture de rotule

 

Pas d'extension active du genou à partir d'une position de flexion ( par contre le travail actif de  verrouillage jambe tendue est possible).

 

·      La PTG

 

Privilégier l'extension du genou par un travail du verrouillage dans les derniers degrés de liberté et par des postures ( type porte- à-faux ).

 

 

2. INSTALLATION AU LIT

 

·      les accessoires

 

Les bottes de décharge

 

Leur but est de soulager le talon et d'éviter les escarres. Il faut en prévoir deux tailles (environ 25 et 35cm de long) pour s'adapter à la longueur des membres inférieurs des patients. Une découpe en biais permettrait de supprimer les petites cales en mousse sous les genoux.

Il serait question de supprimer les bottes dues à une problématique concernant leur confection.

 

Les coussins d'abduction

 

La mise en place systématique de coussin triangulaire est stoppée car la présence de deux bottes de décharge côte à côte suffit à maintenir une abduction évitant le risque de luxation de prothèse. Dans certains cas d'agitation ou de risque, on mettra en place ces coussins voire même des coussins d'abduction à scratches. Dans tous les cas si ces coussins sont utilisés ils doivent être positionnés entre les cuisses où entre les genoux et non pas au niveau des jambes (cela accentuerait l'adduction).

 

Les matelas à eau

 

Ils sont utilisés pour éviter les troubles du décubitus dans le cas d'alitement prolongé. Dans la mesure du possible éviter leur utilisation chez les personnes porteur de prothèses de hanches (risque de position vicieuse à cause de l'instabilité). Ne pas mettre le lit en déclive pour ne pas chasser l'eau à la tête du lit.

Il existe également des matelas anti-escarre.

 

Les coussins de gel

 

Ils ont également un but préventif d'escarre et sont utilisés lorsqu'il y a des attelles de membre inférieur. Cependant l'appui sur le talon n'est pas complètement supprimé. On pourrait envisager une alèse roulée transversalement sous le coussin de gel qui épouserait le creux naturel du tendon d'Achille et laisserait le talon dans le vide. Cette solution pourrait être reprise en cas de suppression des bottes.

 

Les cales en mousse

 

Elles sont utilisées sous les genoux pour éviter le port à faux. On peut les supprimer si l'on confectionne des bottes en «biais » et même si on supprime les bottes. Cela évitera qu'elles ne voyagent dans le lit.

Remarque:on laissera volontairement le genou dans le vide s'il y a flexum.

 

Le glaçage

 

Il est important pour les cicatrices ou oedèmes. Il doit se faire en quantité suffisante, être changé régulièrement et rester à la bonne place. Un problème se pose pour le maintien de la glace sur la région de la hanche car il n'existe pas d'aircast  On peut utiliser des plus grands gersets pour faire tenir la glace (en passant le gerset autour de la cuisse voir autour de la taille).

 

Les soulèves draps

 

La vis est gênante pour mettre le lit en position transat car elle raccroche dans le montant du lit. Etant donné que l'on utilise l'effet rotatoire du soulève drap la vis n'a pas de raison d'exister, on pourrait donc la supprimer.

 

·      Les positions

 

Le latéro-cubitus

 

Il doit se faire avec deux bottes de décharge dos à dos et entre les genoux. Si l'on supprime les bottes il faudra utiliser 1 ou 2 oreillers toujours entre les cuisses ou genoux.

 

Le transat

 

Il a pour but d'éviter que le patient ne glisse au pied du lit. Il n'est pas utilisé pour les pathologies concernant les genoux.

 

 

 

Le décubitus (à plat strict) et le procubitus (ventral)

 

Dans certains cas pour les fractures rachidiennes sous prescription médicale, en attente de prise en charge en rééducation.

 

La déclive du lit

 

On l'utilise pour éviter l'oedème.

Remarque: quand une traction est en place c'est la déclive qui provoque l'effet de traction par le propre poids du patient, le poids de 3 kg maintien simplement le membre dans l'axe.

 

 

3. INSTALLATION AU FAUTEUIL

 

·      La planche sur le repose pieds

 

Les pieds du patient doivent être en appui. Si  le malade est grand on peut ne pas mettre le repose pieds. S'il est trop petit on rajoute une planche sur le repose pieds.

 

·      Le repose jambe

 

Il faut le régler à la bonne hauteur de manière à ce que le drainage circulatoire du pied continu à se faire. Un ajustage doit se faire à chaque utilisation car la longueur des hamacs en tissu n'est jamais la même et la hauteur des tubes  du repose jambe est variable. On pourrait envisager de supprimer les hamacs (souvent difficile à enfiler) pour les remplacer par des planches à rebords qui s'encastreraient sur les barres des reposes pieds. Cela éviterait un réglage de la hauteur donc une meilleure stabilité.

 

·      La contention des membres inférieurs

 

Elle évite les troubles circulatoires et les risques de phlèbites. Elle est néanmoins discutée par l'équipe quant à son efficacité, en particulier pour ce qui est des tubigrips. Faut-il trouver un autre moyen, faut-il les mettre systématiquement, faut-il prévoir que les patients arrivent avec leur propres bas cambrènes quand il s’agit d’opérations programmées?

 

 

4. GESTES POSTURES ET AIDES TECHNIQUES

 

Pour mettre le lit en position transat il faut utiliser tout son corps pour éviter de solliciter ses épaules ou son dos.

Nous avons appris à utiliser les draps de glissements pour les translations et les rehaussement des personnes à mobilité réduite à un soignant.

 

 

5. CONCLUSION

 

Il faut savoir s'adapter à l'environnement, au potentiel du patient, à nos capacités et aux moyens techniques adéquats, sans tomber dans une routine .Toujours penser à FAIRE FAIRE au patient et non pas FAIRE POUR lui, afin de contribuer à son AUTONOMISATION tout en se préservant.

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (3)

1. VirginieB 26/11/2011

Tiens j'ai l'impression de l'avoir déjà entendu ...normal tu me l'as déjà dis lors de notre formation d'ergo, merci encore ça me sert souvent mais deux jours ce fut trop court moi je voulais encore plus apprendre, bon courage pour la suite

2. biloute 25/03/2009

Beau travail mais je crois que je connais qui est l'auteur...

3. Yzabel 22/03/2009

Tiens je connais ça!

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